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Mars 2026

Crise de l’énergie : des mesures d’urgence pour soutenir le monde agricole

Face à la flambée des prix du gazole non routier, du gaz et des engrais, le Gouvernement a annoncé un ensemble de mesures exceptionnelles destinées à soutenir les agriculteurs. Cette situation, liée aux tensions internationales, fragilise la trésorerie des exploitations, met en péril l’outil de travail et in fine notre souveraineté alimentaire.

La durée de cette crise est incertaine et conduit à une volatilité importante des cours mondiaux des hydrocarbures. Ces évolutions pèsent directement sur la trésorerie des exploitations, en particulier dans certaines filières particulièrement exposées”.
Pour répondre à cette urgence, le ministère de l’Agriculture annonce plusieurs mesures de soutien à court terme :

  • Le report de cotisations sociales afin d’alléger les charges immédiates des exploitations qui en feront la demande ;
  • L’étalement des échéances fiscales pour soulager la trésorerie. Les exploitations agricoles peuvent demander un étalement de leurs échéances fiscales auprès de leur direction départementale des finances publiques ;
  • La mise en place de prêts de court terme exceptionnels par Bpifrance, pour venir en appui à la trésorerie des exploitations agricoles les plus exposées à la hausse des prix du carburant ;
  • La recherche d’un accord avec les banques et les distributeurs, “pour étudier le soutien aux productions agricoles et appeler à la souplesse et à la flexibilité dans le traitement des dossiers individuels d’entreprises faisant face à des difficultés de trésorerie du fait de la crise en cours”.


Ces mesures s’ajoutent à l’enveloppe de prêts de consolidation garantis par l’Etat à hauteur de 70 %, pouvant atteindre jusqu’à 500 millions d’euros d’encours, destinés à accompagner les exploitations dans leur transformation (voir notre rubrique Flash Info).

Au-delà de ces mesures d’urgence, le Gouvernement souhaite également intervenir à Bruxelles estimant que “la dépendance aux intrants importés, notamment les engrais et les énergies fossiles émettrices de CO2, constitue un enjeu majeur pour la souveraineté agricole française”. Dans ce contexte incertain, et afin de ne pas pénaliser davantage les agriculteurs, le ministère cherche à faire évoluer certains dispositifs, en particulier le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF).

Enfin, la ministre, Annie Genevard, s’entretiendra de nouveau avec les professionnels dans les prochains jours. Une cellule de crise a été mise en place afin d’assurer un suivi quotidien de la situation et d’apporter des réponses rapides aux difficultés rencontrées sur le terrain.

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