Face à la crise énergétique, le Gouvernement engage un plan de soutien.
Dans un contexte international marqué par de fortes tensions, la hausse des prix des énergies fossiles, des produits raffinés et des intrants agricoles met sous pression de nombreux secteurs clés de l’économie française. Le plan annoncé, vendredi 27 mars, vise à “préserver et accompagner immédiatement les secteurs directement impactés par les hausses des prix de l'énergie, assurer le bon fonctionnement de notre économie et agir à long terme pour réduire nos dépendances aux hydrocarbures importés”.
Ainsi, les agriculteurs bénéficieront, pour le mois d’avril 2026, d’une exonération totale de droit d’accise sur le gazole non routier (GNR) agricole, pour un coût estimé à 14 millions d’euros.
La pêche disposera, quant à elle, d’un soutien spécifique portant sur le prix du carburant, de 5 millions d’euros. Cette aide, d’un montant équivalent à 20 centimes par litre (alignée sur les niveaux de soutien accordés aux flottes européennes concurrentes), prendra la forme d’un remboursement partiel des dépenses de carburant engagées par les navires. Cette mesure tend à atténuer l’impact de la hausse des prix dans un secteur où l’énergie peut représenter jusqu’à 35 % des coûts de production, et alors même que le gazole de pêche est exonéré de taxe. Le dispositif est également limité au mois d’avril.
Un accompagnement des TPE et PME du transport routier est également prévu.
Ces mesures seront financées par des annulations de crédits de même montant sur les budgets des ministères concernés. Elles s'appliquent tant dans l'Hexagone que dans les départements et régions d'Outre-mer.
Enfin, ces aides s’ajoutent aux mesures d’urgence annoncées le 23 mars dernier : voir votre article ICI
Une solidarité encouragée
Le plan prévoit également un accompagnement plus global fondé sur la solidarité entre acteurs économiques. “Une vigilance accrue sera portée aux délais de paiement pour éviter que les plus petites structures n'absorbent l'essentiel du choc”. Le Médiateur des entreprises sera mobilisé pour faciliter le dialogue et résoudre les différends. Par ailleurs, le secteur bancaire est invité à faire preuve de souplesse dans l’application des contrats de crédit, tandis que les dispositifs d’accompagnement des entreprises en difficulté seront renforcés à travers la mobilisation des conseillers spécialisés (CDED, CRP).
Toutes ces mesures seront complétées prochainement par la présentation d’un plan d’électrification des usages en vue d’accélérer la décarbonation des transports, du logement, de l’agriculture, de la pêche et de l’industrie.