Coup de pouce aux zones intermédiaires et au bio : 40 millions d’euros mobilisés
Ces territoires, caractérisés par des performances agronomiques plus faibles, subissent de plein fouet la hausse des coûts de production. “Dans ces terres aux moins bonnes performances agronomiques, les rendements des cultures végétales sont faibles et accentuent l’effet de ciseau entre les cours mondiaux à la baisse et la hausse brutale des charges”, souligne le ministère de l’Agriculture. D’où la décision d’un abondement en urgence des moyens dédiés aux Mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) dans ces zones dites intermédiaires.
Cette enveloppe exceptionnelle, d’un montant de 40 millions d’euros, est financée par une partie des reliquats européens liés au ralentissement des conversions en agriculture biologique. “Cette enveloppe supplémentaire a également vocation à revenir à la filière biologique”, précise-t-on au ministère de l’Agriculture, à hauteur de 5 millions d’euros.
Les préfets de région ont été informés des montants attribués, calculés selon la part de Surface agricole utile en zones intermédiaires et les besoins exprimés localement.
Alors que la campagne de télédéclaration PAC s’est achevée le 18 mai, les exploitants peuvent modifier leur dossier jusqu’au 20 septembre, notamment pour ajouter une demande de MAEC et bénéficier de ces crédits supplémentaires destinés à soutenir les zones les plus fragilisées et l’agriculture biologique.