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Juillet 2026

Installation agricole : une génération déterminée malgré les obstacles

Alors que le renouvellement des générations agricoles constitue l’un des enjeux majeurs de l’agriculture française, le Baromètre de l’installation agricole 2026 publié par la société à mission Eloi apporte un éclairage sur les aspirations, les difficultés et l’état d’esprit des futurs agriculteurs.

Des futurs agriculteurs déterminés et convaincus de l’utilité de leur métier

Loin des idées reçues, les candidats à l’installation affichent une réelle confiance dans l’avenir du monde agricole. Et selon les 400 répondants à l’étude (1), plus des trois quarts des porteurs de projet se déclarent confiants dans la réussite de leur installation. Ils avancent portés par une véritable passion du métier, pour près de 35 %, c’est même leur première source de motivation, mais aussi par le contact avec la nature et le vivant et le sentiment profond d’utilité qui donne sens à leur travail. Pour un tiers d’entre eux, ce n’est pas un métier mais une vocation.  

Un parcours encore semé d’embûches

Si la motivation est forte, le chemin vers l’installation reste difficile. Pour plus de 80 % des répondants, le parcours à l’installation est une vraie épreuve. Les principaux obstacles identifiés sont la recherche d’une exploitation, l’accès au financement et la disponibilité du foncier.

A ces difficultés s’ajoute une dimension administrative souvent sous-estimée par les futurs installés. Les démarches nécessaires à la reprise ou à la création d’une exploitation sont perçues comme longues. 

Enfin, pour près de 40 % des répondants, être une femme est un frein supplémentaire à l’installation. Les préjugés sont encore tenaces. Le manque de crédibilité et le sexisme représentent les 2/3 des freins cités par les femmes.

Alors qu’aujourd’hui les installations ne compensent pas les départs, la question de la transmission est centrale. Le baromètre montre que les vocations existent et que l’enjeu est de faciliter le lien entre les cédants et les repreneurs.

(1) 62 % des répondants ne sont pas issus du monde agricole. Ces profils sont âgés en moyenne de 35 ans et diplômés à 89 %. 31 % sont des femmes.

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